Les halles d'Aschères le Marché.

Cette halle médiévale datent du XIV° siècle.
Elle a été restaurée au XIX° siècle puis tout récemment.

|
Aschères le Marché se nommait « Apiariae » au IXème siècle.
L'église date du XIIIème siècle.
On y fait mention pour la première fois en 1203.
Des traces d'habitation ont été relévées bien avant cela, dans ces lieux.
Dès 886, le bourg est mentionné sous forme de villa.
Le château de Rougemont ( propriété privé )
est également l'un des monuments historiques de la ville.
Féodalement, le fief de Rougemont relevait, de l'évêque d'Orléans.
Ils offraient , tous les 02 mai, des gouttières de cire à la Cathédrale Sainte Croix d'Orléans.
Cette coutume relèverait d'un voeu qu'aurait fait un de leurs ancètres
au cours de la première Croisade de Saint Louis en 1250.
|



Au XVI° siècle, les halles servaient pour délibérer
sur les affaires de la ville ou pour l’élection des Echevins.
A Orléans, le 16 décembre 1569 au soir, les halles s’écroulent.
On ne les reconstruisit pas tout de suite.
Le terrain servit longtemps de décharge au grand marché qui en était tout proche.
C'est fin XIX° siècle que ces anciennes halles d'Orléans furent bâties
sous la municipalité de Charles SANGLIER ( très contesté à l'époque ).
.

Construites entre 1882 et 1887, elles n'auront servi qu'un siècle.
On peut voir une photo de ces anciennes halles, dites « Halles du Chatelet »
vers la rue de Charpenterie et tout près de la place du Chatelet à Orléans.

Les Halles centrales de Paris construites en 1851 ( sous NAPOLEON III )
sont d'une architecture à peu près identique.


Les Nouvelle Halles de Chateauneuf sur Loire.

Ces nouvelles halles datent de 1903.
Au début du XX° siècle,
une main d'oeuvre qualifiée de Chateauneuf sur Loire,
laissée libre par le déclin de la navigation ligérienne,
fut utilisée pour la reconstruction de ponts détruits durant la guerre de 1870.
C'est ainsi que cette main d'oeuvre fut reconvertie habilement
dans la construction métallique qui prit un grand essor dans la région à cette époque.
Ferdinand ARNODIN ( 1845-1924 ),
fondateur de l'entreprise du même nom.

A la mort de Ferdinand Arnodin,
l'entreprise Arnodin fut en partie reprise par les Ets BAUDIN,
elle même fondée en 1907.
L'entreprise Baudin, averc ses 70 ouvriers, construisit de nombreux ponts dans la région
( Châtillon, Sully, Langeais, etc ).

Ferdinand ARNODIN fut l'un des plus grands architectes de la construction en acier.
Il construisit les plus célèbres ponts transbordeurs du monde.
C'est grâce à lui que les Marseillais ont pu voir la célèbre Sardine !

Qui dit « Nouvelles Halles » indique qu'il y a eu d'anciennes halles.
Ci-dessous, les anciennes halles à Chateauneuf sur Loire dites « Halles Saint Pierre ».
Ces halles sont issues d'un ancien hangar à bateaux qui a été recyclé au XIX° siècle.
Témoignage de l'activité des mariniers de la Loire :
Halle aux grains transportée depuis le port jusqu'à son emplacement actuel en 1854.


Avec les halles de Lorris nous faisons un bond en arrière de plus de 6 siècles.
Il a été retrouvé des écrits datant du début du XII° siècle à propos de ces halles.
Elles remontent à l'époque de l'établissement des foires et marchés.
L'histoire des halles dit : « L'origine des halles remonterait à Philippe AUGUSTE
qui, en 1183, fit construire dans le quartier des Petits Champs, où Champeaux, à Paris
deux bâtiments qu'on baptisa les Halles et qui désignèrent, par la suite,
l'ensemble du marché se tenant aux alentours ».

Après de nombreuses transformations au cours des siècles,
c'est en 1992 que les halles de Lorris retrouveront leur aspect originel.

|
L'attelage est mis à disposition par :
Martine GERBERON
164, route de Grignon
45260 VIEILLES-MAISONS
Tél : 02 38 92 46 45 - 06 16 61 81 82 .
|

Sous le toit de ces halles se trouve une réserve
qui était utilisée pour stocker les invendus
en attente du prochain marché.
Un escalier permet de s'y rendre.

Une telle structure entraine des restaurations nécessaires au fil des siècles
A l'occasion d'une restauration, une partie de la halle devant être réhaussée,
les charpentiers réhaussèrent les poutres maitresses
en utilisant une technique inédite : le trait de Jupiter ( voir photo ci-dessus, à droite ).
Cette technique permit de réhausser l'ensemble
sans avoir à fixer les extensions de poutres : c'est le poids qui maintient le tout en place.
Lors d'une autre restauration les charpentiers se sont aperçu que la charpente
était vrillée comme une hélice d'avion.
La seule solution qui pouvait être apportée était de réhausser chacune des poutres verticales
à une hauteur qui permettait de rétablir le plan de la toiture.
On peut voir ces calages de hauteurs différentes sur la photo ci-dessous.

Pour l'histoire, voici Lorris au XVI° siècle.
Aujourd'hui l'enceinte a disparu mais l'église reste identique.
( Archives départementales ).

|
Lorris fut le berceau du premier auteur du Roman de la Rose :
Guillaume de Lorris
L'oeuvre fut achevée par Jean de Meung 40 ans plus tard, entre 1275 et 1280.
|

Les marchés, depuis toujours des lieux d'échanges de marchandises mais aussi d'idées, se sont multipliés au fil des siècles, structurant le territoire et animant la vie sociale des communes.
Les marchés, au cœur des villes depuis des siècles, se sont multipliés et diversifiés notamment pour répondre aux attentes des clients en matière d'alimentation biologique ou d'horaires d'ouverture élargis. Très attractifs pour les marchands comme pour les consommateurs, ces commerces de grande proximité contribuent au dynamisme économique de leur quartier.
Dans cette recherche de proximité, les communes du Loiret ne font pas exception.
Voici un lien vers une liste de tous les marchés du département : Les foires et marchés du Loiret
|
Halles de Beaune la Rolande.

